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    Photographie  © 2025 Balthazar Mirande - All rights reserved

     Le feu n’est pas un thème de son travail. Il en est le langage.

     

    Artiste plasticien, Christophe Mirande développe depuis près de vingt ans une recherche consacrée aux métamorphoses de la matière. Héritier d’une tradition familiale de l’émail, il en affranchit les usages décoratifs pour en faire un médium pleinement inscrit dans le champ de l’art contemporain.

     

    Par des cuissons successives sur cuivre, associées au zinc, à l’ardoise, au bitume ou aux oxydes métalliques, il construit des œuvres où lumière et obscurité, rigueur géométrique et matière brute dialoguent dans une tension permanente. Chaque pièce conserve la mémoire du feu qui l’a façonnée.

     

    Son travail a notamment conduit à la réalisation de la Croix glorieuse de la cathédrale Saint-André de Bordeaux. À travers ses différentes séries, il explore les notions de permanence, d’impermanence et de mémoire de la matière, invitant le regardeur à une expérience contemplative où la lumière semble émerger de la profondeur même des matériaux.

    Parcours

    1967 – Naissance à Bordeaux

     

    2005 – Décide de se consacrer entièrement à la création artistique après une première carrière dans le monde du livre (librairie et édition)

     

    2012 – Collaborations avec La Cornue et Louis Vuitton

     

    2015 – Exposition personnelle au salon privé Jaquet Droz, Place Vendôme, Paris

     

    2018 – Participation au Festival de Design de Venise, Italie

     

    2019 – Réalisation de la Croix Glorieuse de la cathédrale  Saint-André de Bordeaux

     

    2024 – Exposition personnelle au Centre d'art contemporain d'Eysines - présentation de l'installation "Google Act"

     

    2026 – Présentation de l'installation "Origin II"

     

     

    Les œuvres de Christophe Mirande figurent dans des collections privées et ont été présentées en France et à l'international dans des centres d'art, galeries et lieux patrimoniaux.

     

     

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    Presse
    Nouvelle République - 2026
    Dernières Nouvelles d'Alsace - 2023
    Magazine Fèvres n°69 - Le métal et le sacré
    Magazine Fèvres n°69 - Le métal et le sacré

    Prix et distinctions

    CHRISTOPHE MIRANDE / SELECTIONNE CONCOURS AAF

    Croix glorieuse, Cathédrale de Bordeaux 

     

    FINALISTE CONCOURS ATELIERS D'ART DE FRANCE 2020

    Exposition Croix II et photographies au musée de la toile de Jouy 

    CHRISTOPHE MIRANDE / PRIX DU JURY PEINTURE

    Firelandscape 

     

    PRIX DU JURY PEINTURE 2019

    Parc Floral de Paris , Vincennes

    CHRISTOPHE MIRANDE / NEW IDEAS IN ENAMEL ART AWARD / LITUANIE

    Interstices - 20x15 cm (x5) 

     

    NEW IDEAS IN ENAMEL ART AWARD 2011

    IV international biennale of enamel, Galerie Menonisa, Vilnius/Lituanie 

    CHRISTOPHE MIRANDE / GLASS ON METAL AWARD / USA

    Yin et Yang - 20x15 cm (x2) 

     

    GLASS ON METAL AWARD 2010

    10th international juried enamel exhibition,  Galerie Lireille, Oakland/Etats-Unis  

    Regards sur l'œuvre...

    En rentrant dans l’univers artistique de Christophe Mirande, le visiteur conçoit ce que le mot création implique. Loin d’un art signifiant et démonstratif, chez Christophe Mirande, l’émail invite à un dialogue fait d’échanges ouverts à la suggestion et aux figurations de l’imaginaire de chacun.

    Un art généreux où l’artiste n’impose pas sa présence en saturant le support de signes fermés mais, au contraire, un espace offert aux regards les plus contrastés. Cet échange spontanément induit par la contemplation des œuvres s’inscrit dans un dialogue de l’intime où l’« Alchimie Mirande » -magnifique titre de l’exposition- condense avec force les projections artistiques.

    En donnant à voir un jeu subtil de résonances entre les pièces du père et celles du fils, avec ce que chacune évoque de l’univers de l’un pour mettre en perspective celui de l’autre, l’émail révèle sa nature lumineuse. Il établit de fines correspondances à la fois matérielles, chromatiques et sensorielles.

    À l’image du feu qui le modèle, l’émail révèle une matière insaisissable, indomptable, à laquelle l’artiste se soumet avec humilité sans jamais chercher à la dominer. Le procédé chimique ordonne le tableau, en sculptant selon une logique insoupçonnée : il serait vain d’y guetter le geste d’énonciation au détour des lignes, et des volutes polychromes, dans les épaisseurs et la densité de la matière, dans les jeux de variations de la lumière. L’alchimie opère en taillant dans la matière elle-même et hors de son champ d’action, en stimulant l’œil et ses constructions mentales.

    Au-delà de la spectaculaire beauté plastique, d’aucuns y verront une dimension spirituelle, d’autres une dimension religieuse, d’autres encore une célébration paroxystique de la couleur. Pas de mot d’ordre là non plus.  La liberté créatrice s’invite par effet spéculaire dans la liberté de réception. Malgré leurs singularités, ces artefacts ne s’affranchissent pas du temps, ils pérennisent une conception artistique occidentale où, progressivement, l’artiste s’est affranchi des injonctions mimétiques, en optant pour des représentations fondées sur davantage d’abstraction. De Van der Weyden à Rothko en passant par Soulages, les aplats de couleurs vives proposent une plongée dans les profondeurs des compositions visuelles, toujours en quête de plus de lumière.  

    Ainsi l’artiste émailleur est-il ici à la fois passeur et révélateur, dépositaire et découvreur. De l’accident, il explore, il compose, en organisant des mosaïques ; de l’intempestif, jaillit une narration nouvelle, exclusive à l’objet pluriel. L’arc-en-ciel à huit rais, au centre de l’exposition, fait chanter ses couleurs dans un concert silencieux.

    En son coeur, le zinc, comme une césure visuelle. De sa matière opaque et rugueuse, le métal impose un nouvel ordonnancement, inscrit dans le temps long et dans l’écorce terrestre. Ses lignes marquent les contours et les limites telle une lave incandescente. C’est dans les forces telluriques que l’émail chatoie et projette son puissant éclat. Pour notre plus grand plaisir, la matière et le feu redessinent ensemble, dans l’expérience renouvelée de l’Alchimie, une cartographie du sensible. 

                                

     Sarah Voinier - Université d’Artois, 2017

    L’artiste a le talent de nous faire ressentir des émotions et des sensations. Certains possèdent même le don de nous faire vibrer sur le plan physique et émotionnel.

    Christophe Mirande fait partie de ces élus.  

    La puissance qui jaillit de ses œuvres nous invite au voyage, à l’initiation.

    Ma rencontre avec les œuvres de Christophe Mirande, ne faisait aucun doute, dès lors il fallait que je présente son travail au public Bordelais.

    Matière exceptionnelle, l’émail d'orfèvre irradie de luminosité et de profondeur. Christophe sait, avec audace, opposer force et fragilité.

    Comme l’équilibre fragile de la vie, ces œuvres ramènent à l’essentiel. Bien souvent, un deuxième regard est nécessaire pour capter le détail heureux. Celui-ci caresse la surface à l’aspect velouté. L’union du zinc et de l’ardoise confère aux œuvres de Christophe une modernité atemporelle. 

    Matière minérale issue de la terre et du feu, l’ardoise et l’émail s’allient en douceur pour mieux se confronter dans l’opacité et la transparence. Certains y verront des paysages abstraits emprunts de sérénité, d’autres des œuvres à variables géométriques qui rythment l’œuvre au gré des ressentis, mais lorsque l’ardoise et le zinc s’unissent pour intensifier la transparence de l’émail, c’est un nouveau voyage qui nous est proposé par l’artiste.

    Ce qu’il y a de très particulier dans le travail de Christophe Mirande au-delà de la maîtrise technique et de la noblesse des matériaux, c’est cette capacité qu’il vous offre à vous perdre dans les abysses de l’émail. Matière vivante qui oscille aux lumières du jour, l’œuvre se transforme sous nos yeux ébahis. Les bleus se transcendent, les orangés explosent, les rouges s’intensifient comme pour nous témoigner de leur existence, de leur vie, et nous obliger à ne plus les quitter des yeux.

    Si vous écoutez l’artiste vous parler de ses œuvres il vous transportera au fin fond de son atelier et, captivé par ses mots et sa passion, il vous invitera à découvrir quelques secrets de ce matériau si peu connu dans le domaine de l’art contemporain, et pourtant si riche.

     

    Sabine Labregere - Galerie Bouillon d’art, Bordeaux 2017

    Dans le petit atelier lumineux de Montmartre, Christophe Mirande enfourne une plaque de cuivre très soigneusement recouverte de poudre jaune, d’un geste précis et calme. Le four rougeoie à 850 degrés. Par l’alchimie du feu et du pigment, il ressort une plaque incandescente, d’un jaune tigré de brun, qui, au gré de l’artiste et de cuissons successives, deviendra jaune plus clair, plus flamboyante ou plus brillante. C’est ainsi que prennent naissance ces plaques rouges, bleues, vertes… qui seront assemblées au gré de l’imagination de l’artiste.

    Ces couleurs jailliront parfois comme la lave d’un volcan, ou s’uniront dans le calme.

    Une feuille d’or ou d’argent, des pâtes de verre transparentes ou encore des cendres grises ou noires de calamine incorporées à l’émail ajouteront à cet élément de la lumière, du mystère et de la poésie. Parfois, au gré d’un rai de lumière ou en s’approchant de la pièce, un fil sinueux ou rectiligne trace son chemin dans l’émail ou sous la transparence vitreuse de celui-ci, ajoutant encore au mystère de la couleur.

    Cet éclat lumineux entre fortement en contraste avec le zinc, matériau issu de la terre, neuf et brillant, gris et mat, parfois noir et lustré, livré à l’état brut, ou abîmé par de multiples saisons passées sur un toit et dont les oxydations révèlent des paysages infinis aux grisailles évocatrices. 

    Le métal pourra être bordé de fines dentelles ou de déchirures au travers desquelles l’émail coloré apparaîtra mystérieusement, comme dévoilé par un rideau qui s’entrouvre. 

    Les contrastes sont saisissants mais jamais violents – lumière et ténèbres, brillance et matité, dureté non apparente de l’émail et dureté apparente du zinc. Ils alimentent notre imaginaire et renforcent  les sensations que nous éprouvons en face de ses créations.

    Les pièces de Christophe Mirande appellent à la caresse, douceur de l’émail, fragilité de la feuille d’or ou d’argent, mais aussi rugosité des cendres, coupure du métal, aspérités légères de la gravure ; mais, toujours la douceur domine. 

    L’artiste travaille seul, concentré. Son geste est mesuré, précis. L’environnement du four est une zone dangereuse. Il dit « martyriser » ses plaques ce qui ne l’empêche pas de les caresser pour enlever des cendres inopportunes. Il dit aussi « travailler parfois comme un forgeron » sur son tas de carrossier… Sa liberté est de laisser la matière s’exprimer tout en la contrôlant.

    Grâce à l’alchimie du feu et de la matière, par la maîtrise de son art en perpétuelle évolution, Christophe Mirande nous ouvre des univers fantastiques et poétiques éclairés par une douce lumière intérieure laissant en nous une impression d’équilibre et d’harmonie avec le monde. 

     

    Françoise Kahn -  Paris, 2017

    De la littérature à l'émail sur métal, rien ne laissait prévoir que Christophe Mirande, diplômé de Lettres et auteur, soit aujourd'hui artiste plasticien à plein temps.

    Avec un beau parcours d'expositions à l'étranger (Etats-Unis, Japon...), il ne se situe toutefois ni dans l'artisanat d'art ni dans la décoration, mais bien dans l'art contemporain. Il suit son chemin en solitaire, hors des sentiers battus, dédaignant la tentation de la couleur.

    Son travail repose essentiellement sur le monochrome, qui lui permet  de sublimer la beauté de la matière sous ses aspects les moins connus, plutôt que de raconter des histoires ou de réaliser des séries.

    Ce chercheur, qui élabore ses pièces uniques avec une rigueur et une exigence exceptionnelle, travaille actuellement sur le concept du mur dans ses dimensions plastiques et symboliques.

     

    Brigitte Camus, critique d'art -  Paris, 2010

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